Politique

Vent de coup d’état en Afrique : Un autre président africain fait le ménage au sein de l’armée

Le vent de coup d’Etat en Afrique a soufflé récemment au Gabon avec le renversement de l’ancien pouvoir d’Ali Bongo, dont la famille dirigeait ce petit État d’Afrique centrale riche de son pétrole depuis plus de 55 ans. Face à la situation, divers présidents africains ont procédé à des changements au sein de leur armée. Parmi ceux-ci, Umaru Embalo, le président bissau-guinéen…

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Après notamment Paul Kagamé, Paul Biya, respectivement président rwandais et camerounais, le président bissau-guinéen a procédé lui-aussi, à un remaniement de son armée. En effet, Umaro Sissoco Embaló, a procédé, jeudi 31 août 2023, à des nominations au sein de l’armée selon des décrets relayé par les médias locaux.

Renforcement de la sécurité personnelle du président Embaló

Ces nominations concernent, entre autres, un Chef d’état-major particulier du président et un commandant de la sécurité présidentielle. En effet, le général de division Horta Inta-A a été nommé chef d’état-major particulier du président de la République. Le Président de la République a nommé également le général de division Tomás Djassi au poste de commandant de la sécurité présidentielle.

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Dans les deux documents mis à la disposition de la presse (55 et 56), la présidence de la République n’a pas justifié les raisons de la nomination de ces deux hauts gradés militaires guinéens dans leurs nouvelles fonctions par le président bissau-guinéen.

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Des mesures contre des éventuels renversements ?

Nombreux sont les observateurs qui définissent la présente restructuration comme un besoin de renforcement des mesures d’anticipation sur des velléités de renversement comme on l’a observé ces dernières années en Guinée Conakry, au Mali, au Burkina, le 26 juillet 2023 au Niger et ce mercredi 30 août 2023 au Gabon.

Dans le cas d’espèces, le nouveau poste créé par le président Umaro Sissoco Embaló n’existe pas dans la constitution de la République de Guinée-Bissau ni dans les lois des forces armées guinéennes. Il reste à s’avoir si ces nominations sont liées à la perte de confiance du président envers l’actuel chef d’état-major des armées, le général Biagué Nan Tam.

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