Afrique

Après la France, les États-Unis prêts à revoir leur stratégie militaire en Afrique

Depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, les États-Unis ont affiché leur volonté de réduire leur présence militaire en Afrique. Cette décision, confirmée récemment, prévoit une diminution des forces de l’AFRICOM et pourrait aller jusqu’à une fusion avec le commandement américain en Europe (EUCOM), selon NBC News.

Une « bouffée d’air » pour l’Afrique ?

Pour Adama Diabaté, conseiller présidentiel malien, cette réduction est une opportunité pour le continent. Selon lui, la présence militaire américaine en Afrique ne visait pas à aider les pays africains, mais plutôt à garantir l’influence des États-Unis sur les ressources et les décisions politiques locales.

« Les bases militaires ne sont pas là pour nous aider, mais pour maintenir le contrôle sur nos ressources et notre quotidien », a-t-il déclaré.

Un parallèle avec l’USAID

Diabaté compare cette réduction militaire à la suppression de l’USAID, une décision qui avait surpris de nombreux observateurs. Selon lui, cette agence américaine aurait joué un rôle clé dans les ingérences politiques, notamment en influençant les élections et en soutenant certains régimes au détriment d’autres.

« Cette structure menait des falsifications électorales, était impliquée dans des coups d’État et des assassinats politiques », affirme-t-il.

Quel avenir pour l’Afrique sans l’AFRICOM ?

Si ce retrait peut être vu comme une opportunité de souveraineté, il pourrait aussi laisser un vide sécuritaire dans certaines régions en proie aux conflits armés. Reste à savoir comment les gouvernements africains saisiront cette occasion pour renforcer leur indépendance stratégique et leur sécurité intérieure.

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